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Khate Lessard se dévoile dans tout son humour… et sa vulnérabilité

Khate Lessard se dévoile dans tout son humour… et sa vulnérabilitéPratico Édition

À mi-chemin entre un journal intime, une édition du magazine Vogue et un dictionnaire LGBTQ+, le livre Simple et fabuleuse de Khate Lessard est beaucoup de choses, sauf une autobiographie. Sorti aujourd’hui même sous l’étiquette Pratico Édition, il renferme une foule d’informations, de confidences et de photos, au point où l’autrice avoue se montrer plus vulnérable que jamais, elle qui est déjà bien réputée pour sa très grande transparence. Avec sa plume aussi amusante que crue, la toute première femme trans de la téléréalité québécoise clôt du même coup un chapitre de sa vie, elle qui a beaucoup abordé sa transition ces derniers mois. Mais avant de passer à autre chose, Khate nous titille sans bon sens sur le contenu de son livre, qui a de quoi piquer la curiosité de tout le monde!

Tu as dit que tu n’étais pas une grande lectrice. Qu’est-ce qui t’a donné envie d’écrire un livre, alors que tu as aussi d’autres plateformes comme YouTube, Instagram et même une chronique à l’émission de Julie Snyder?

Je voulais que ça soit quelque chose que les gens peuvent avoir chez eux, quelque chose qu’ils peuvent avoir dans les mains. Je voulais que ça soit un livre assez particulier, vraiment comme un journal intime, rempli de photos. 

Justement, tu dis que le livre contient beaucoup d’images. À quel genre de photos peut-on s’attendre?

Il y a plus de soixante photos dans le livre. C’était important pour moi qu’il y en ait vraiment beaucoup parce que je ne suis pas une grande lectrice, donc c’est sûr que les livres qui vont m’accrocher le plus dans la vie, ce sont des livres qui vont avoir des images dedans. Il y a vraiment toutes sortes d’images. Il y a des images un peu trash, je ne le cacherai pas. C’est un livre qui est très, très transparent. J’ai quand même l’habitude d’être transparente et je l’ai été aussi dans ce livre-là, mais encore plus que d’habitude. Tout se retrouve là; les histoires qui sont racontées dans le livre ont des images à l’appui. 

Qu’est-ce que tu veux dire par des images « un peu trash »?

Khate, elle a eu un parcours de vie dont elle ne parle pas nécessairement tout le temps. Khate, elle a fait OD, elle a fait La semaine des 4 Julie, c’est des trucs plus professionnels. Mais j’ai eu aussi un moment, comme tout le monde, où c’est allé moins bien dans ma vie. Je suis tombée dans une dérape et c’est de ça que je vais parler aussi. Et il y a beaucoup, beaucoup de photos à l’appui. 

Tu parles de moments plus difficiles. Avec OD, tu as eu de manière générale un super bel accueil du public, mais as-tu aussi été victime de transphobie avant ou après ton passage à la télé?

Pour vrai, ça, on en vit tout le temps, autant avant que maintenant. C’est beaucoup dans les regards de certaines personnes. Ça m’arrive encore que je sorte quelque part avec des amis et il y a une gang de monde qui trouve ça weird, ou alors on rit de moi quand j’arrive. Ça arrive encore ces affaires-là, mais qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse? À part ignorer la situation… Ce mur-là, pour moi, il a été construit il y a vraiment longtemps. Ma barrière est faite, ça ne m’atteint pas, mais oui, j’ai eu encore des situations comme ça. 

Et la dérape dont tu parles, est-ce qu’elle est en lien avec ça?

Non, c’est vraiment une dérape personnelle. T’sais, dans la vie, quand on se cherche et qu’on ne sait pas trop où on s’enligne, des fois on fait les mauvais choix et on prend les mauvais chemins. C’est un peu ça qui est arrivé. Je me suis beaucoup, beaucoup cherchée et j’avais aussi une certaine vision de la femme que je n’ai plus aujourd’hui. Tout a vraiment changé. 

Dans ton livre, tu abordes toute ton histoire comme femme trans, ta transition, ton passage à OD ainsi que l’acceptation de soi et de la différence. Qu’est-ce qui était le plus important pour toi dans tout ça?

Il y a deux affaires. Premièrement, c’était la transparence. Pour moi, c’est tellement important. Ça rejoint beaucoup les gens, c’est là qu’ils se sentent interpellés. Plus qu’on est vrai, plus qu’on est transparent, plus que les gens peuvent s’identifier. [...] C’était important aussi pour moi d’aborder la famille. Dans le livre, on parle de mes parents, de ma soeur, des amis qui étaient là aussi. 

Et pour toi, est-ce que ta famille a bien accepté ta transition?

Ça a été difficile par moments. C’est sûr qu’en début de transition, je sens que je l’ai vécu seule. Mes parents ne comprenaient pas trop, ils ne savaient pas c’était quoi [être trans]. C’était une adaptation pour tout le monde. 

Qu’est-ce que ça t’a fait de replonger dans ton parcours en écrivant?

Ça m’a fait drôle d’écrire ce livre-là. De me replonger dans tout ça en écrivant, ça m’a fait passer par toutes les gammes d’émotions. J’ai eu les larmes aux yeux, j’étais en colère parce que je parle de moments super fâchants, de relations toxiques, de quand je me faisais écoeurer au secondaire. On voit des images de ça. C’est vraiment très cru. C’est rare qu’on m’ait vue comme ça; j’aime pas vraiment me montrer faible ou montrer mes sentiments négatifs, mais je me suis vraiment laissée aller là-dedans. 

Tu veux que ton livre s’adresse autant à des personnes trans et, justement, à leurs proches qu’à des gens qui ne savent même pas ce que ça veut dire. Qu’est-ce que tu espères offrir à chacun de ces opposés avec la lecture du livre?

Ça va être, pour tout le monde, une histoire drôle, parce que c’est vraiment raconté à la Khate avec des anecdotes assez pissantes. Les personnes trans vont se reconnaître, elles vont comprendre. Les mamans et les papas vont prendre conscience de beaucoup de choses. Les gens qui ne connaissent pas ça vont s’ouvrir beaucoup, beaucoup l’esprit. 

Tu dis que c’est drôle, mais tu mentionnes aussi des passages plus difficiles. Est-ce que tu réussis à trouver l’humour même dans ces moments-là?

Oui, je suis quelqu’un qui aime aller chercher des côtés plus drôles, un peu de je-m’en-foutisme. T’sais, quand il m’arrive des situations vraiment emmerdantes, je suis du genre à essayer d’en rire pour virer ça de bord. De là vient aussi le titre du livre, Simple et fabuleuse, parce que la fabuleuse c’est ce que j’avais en tête de devenir un jour pis que je pensais impossible, mais en même temps je suis tellement une personne simple. Je voulais avoir une couverture de livre fabuleuse, mais l’intérieur est tellement pas comme ça. Il y a vraiment un gros contraste entre la couverture et l’intérieur. 

Tu nous fais revenir sur le sujet des photos! Tu es très transparente, tu as abordé ta vaginoplastie en pleine télévision et dans Après OD tu parlais même de tes orgasmes! On se permet donc de te poser la question : est-ce qu’on voit des images de ta transition dans le livre?

Oui, on voit des images de ma transition dans le livre. En fait, on voit tout! Vous allez voir… vous allez en avoir pour votre argent! Je voulais que tout soit là. Je voulais finir un chapitre avec ça. En ce moment, je suis rendue ailleurs. Ça, c’est les histoires que j’ai gardées secrètes vraiment longtemps et que mes parents ont su il n’y a pas si longtemps. J’ai tout mis là-dedans, tout mon bagage des dernières années, et on s’est arrangés aussi beaucoup pour éduquer les gens, qu’ils comprennent le monde LGBTQ+ et qu’ils apprennent des termes. 

Ce livre-là, c’est une façon de clore un chapitre. Est-ce que c’est aussi pour arrêter de parler de ta transition autant en détail que ce que tu fais depuis les derniers mois?

Tout va être là-dedans. J’en ai parlé vraiment beaucoup [de ma transition]; me semble que les derniers mois ont été concentrés vraiment là-dessus. Ça a eu son bien et tant mieux, mais là j’ai des gros projets à venir. J’ai sauté dans des choses que j’osais pas faire dans la vie et là j’essaie d’autres choses qui n’ont pas rapport avec être une femme trans. Je fais juste m’accomplir en tant que personne!

Pour mettre la main sur Simple et fabuleuse, c’est juste ici!

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